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Azraël

Totre du jour : l’énergie survoltée et la ferveur eighties d’Azraël avec Chinatown

C’est une entrée fracassante et hautement nostalgique qui secoue aujourd’hui les colonnes de notre blog. Pour sa toute première soumission à notre média, le groupe italien Azraël frappe un grand coup avec son single ravageur, “Chinatown”, paru initialement le 24 avril 2026 en éclaireur de leur tout premier EP, Clockwork Abyss, sorti le 1er mai 2026. Un véritable voyage temporel qui ressuscite l’âge d’or du metal.

L’histoire d’Azraël prend racine à la fin de l’année 1988 à Gênes, lorsque Alessandro « Ale » Arbocò placarde des petites annonces dans les disquaires locaux à la recherche de musiciens partageant la même longueur d’onde. Écumant les scènes de Ligurie au début des années 90 en mêlant compositions originales et reprises d’Iron Maiden ou Metallica, la formation a vaillamment défendu l’esprit du heavy metal classique avec la hargne et l’éthique DIY de l’époque, avant de se mettre en pause fin 1994. Mené aujourd’hui par le membre fondateur Andy Lijoi, qui a rebâti le projet à partir de zéro, Azraël est de retour sur les routes avec un line-up renouvelé. Entièrement écrit, enregistré, mixé et masterisé par le groupe lui-même, ce nouveau chapitre célèbre un heavy metal artisanal, pur et sans concession.

S’épanouissant avec une efficacité redoutable dans les esthétiques du Classic Rock, du Hard Rock et du Glam / Hair Metal, « Chinatown » déploie une énergie volcanique. La composition brille par ses riffs de guitare tranchants, ses solos incisifs et une section rythmique galopante, le tout couronné par une puissance vocale théâtrale et un sens inné du refrain fédérateur. Le morceau tisse ainsi de magnifiques affinités avec la flamboyance technique de Van Halen et d’Whitesnake, l’efficacité mélodique d’Autograph, ainsi que les structures épiques et progressives de Queensrÿche ou Royal Hunt.

Sur le plan textuel, « Chinatown » se présente comme une plongée nocturne, cinématographique et dangereuse au cœur d’un quartier de tous les vices (« A sin realm »). Entre ruelles sombres parfumées d’épices, idéogrammes lumineux et regards intenses, le texte dépeint un district sur le fil du rasoir où l’instinct remplace la stratégie. Jouant sur les codes des films d’action et de série B des années 80, le groupe nous met en garde contre les pièges et les tentations d’un royaume addictif dont le ticket d’entrée est souvent un aller simple (« Ticket is one way »). Un hymne de pur hard rock old-school, puissant et jubilatoire, à retrouver dès à présent en haute rotation sur RadioCastor.

A écouter sur nos playlists !

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