Radio Castor

La voix !

Sarah Bugar

L’introspection cinématographique et la vulnérabilité brute de Sarah Bugar avec Someone Else

L’auteure-compositrice-interprète et conteuse allemande Sarah Bugar livre un témoignage d’une honnêteté désarmante avec son nouveau single captivant, “Someone Else”, paru le 12 juin 2026.

Après le succès de son premier opus New Beginnings, l’artiste d’outre-Rhin ouvre ici un nouveau chapitre majeur avec les prémices de son prochain album, baptisé Stories Untold. Conçu comme un recueil de confidences intimes à la manière d’un journal de bord, ce projet capture les doutes, les espoirs et les points de bascule d’une vie. Forte d’une solide expérience de la scène, acquise lors de festivals européens de premier plan (Vienna Waves, Theatron MusikSommer, Kieler Woche) et en ouverture d’artistes de renom comme Now Ex, Henry And The Waiter ou Kim Churchill, Sarah Bugar cisèle une identité sonore remarquable. Son univers navigue avec une immense grâce entre les paysages oniriques, la pop atmosphérique et la folk épurée, partageant des affinités artistiques profondes avec les propositions de Billie Eilish, Lola Young, Daughter, Angie McMahon ou CATT.

S’épanouissant à la lisière de l’Alt Pop, de l’Indie Pop et de l’Alternative Rock, « Someone Else » se pare d’une production sombre, enveloppante et résolument cinématographique. La composition s’articule autour d’une dualité saisissante : des couplets scandés à la manière d’un spoken-word intimiste et nocturne, qui contrastent magnifiquement avec l’ampleur mélodique et la fragilité d’un refrain puissant. L’atmosphère générale du morceau retranscrit à la perfection l’ambiance calfeutrée et les interrogations existentielles qui surgissent au milieu de la nuit.

Né d’une question en apparence simple — « Qui suis-je quand personne ne me regarde ? » —, le texte explore l’épuisement mental lié à la quête perpétuelle de validation, de succès et d’acceptation sociale. Sarah Bugar y dépeint avec beaucoup de justesse le piège des faux-semblants et des comparaisons numériques à 2 heures du matin (« scroll through lives i’ll never live / counting what i couldn’t give »). Face au miroir, le morceau se transforme en un cri de libération et de reconnexion à soi, fustigeant le besoin de jouer un rôle pour plaire aux autres (« Everyone wants to be someone / I just wanna be myself / I’m tired of being someone else »). Au cœur de cette œuvre réside une conviction profonde et lumineuse : nous n’avons pas besoin de devenir quelqu’un d’autre pour être dignes d’être aimés, il suffit d’avoir le courage d’être soi-même. Un immense coup de cœur, à la fois intime et universel, à écouter d’urgence sur RadioCastor.

A écouter sur nos playlists !

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