C’est une entrée tout en délicatesse et en nuances qui s’invite aujourd’hui sur notre antenne. Pour sa toute première soumission à notre média, le groupe californien Plastic Harpoons nous livre une ballade à fleur de peau avec son nouveau single, “Haunt Me Forever”, paru le 20 juin 2026 sous la bannière de Sherpa Records.
Originaire de Santa Barbara, cette formation indie rock s’est forgé une solide réputation en capturant l’essence même d’une musique organique, évoquant instantanément le sentiment de musiciens réunis dans une même pièce, partageant des riffs et des harmonies instinctives. Repéré par le label Lolipop Records après l’enregistrement de leur premier album Modern World dans les studios Savannah à Los Angeles, le groupe sait habituellement naviguer entre l’efficacité brute de Tom Petty et les arrangements amples hérités de la culture pop-rock classique. Changement de décor et d’atmosphère pour ce nouveau titre : écrit au lendemain d’une rupture amoureuse, « Haunt Me Forever » s’impose comme leur production la plus intime, dépouillée et confessionnelle à ce jour.
S’épanouissant avec une grâce subtile dans les esthétiques de l’Indie Folk, du Folk et de l’Americana, « Haunt Me Forever » installe une humeur à la fois triste, habitée et profondément relaxante (sad, moody, chill). Entièrement bâtie autour d’instruments acoustiques et magnifiée par de superbes harmonies vocales à trois voix, la composition réussit le tour de force de contrebalancer le déchirement de la rupture par une enveloppe sonore chaleureuse et réconfortante. Cette approche feutrée tisse des affinités évidentes avec la folk contemplative et boisée de Caamp et Mt. Joy, le sens de la narration d’un John Prine, ou encore le charme roots de Houndmouth et des Fruit Bats.
Sur le plan textuel, « Haunt Me Forever » (littéralement « Hante-moi pour toujours ») capture l’esprit de ces absences qui refusent de s’effacer. À travers des images très ancrées dans la topographie californienne — de la Riviera de Santa Barbara aux plantes d’intérieur qui dépérissent, jusqu’à l’évocation des mythiques routes 101 et PCH (Pacific Coast Highway) —, le groupe raconte la dérive d’un homme hanté par le souvenir d’une femme aux yeux d’olive et aux démons intérieurs cachés (« Right behind those olive eyes »). Entre regrets (« Should’ve kept my damn tongue tied ») et lucidité face aux promesses manquées (« She said don’t worry but she lied »), le texte oscille entre brume émotionnelle et acceptation. Un morceau idéal pour les fins de journée ou les voyages introspectifs, à retrouver dès à présent en haute rotation sur RadioCastor.
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