L’inclassable et brillant auteur-compositeur-interprète Mo Troper opère un retour magistral et plein de causticité avec la sortie de son single “Let’s Get Back To Music”, paru le 10 juin 2026 sous la bannière du label Day to Day Records.
Nous avons déjà eu le plaisir de vous présenter Mo Troper. Figure incontournable de la scène power pop underground, encensée par les médias de référence tels que Pitchfork, Stereogum ou Paste Magazine pour sa capacité unique à équilibrer mélodies imparables et dissonances lo-fi, l’artiste livre ici le dernier extrait officiel avant la sortie de son prochain album. Conçu dans une période personnelle particulièrement sombre, le morceau est né d’un défi lancé par son amie Kitty (du projet Teen Suicide) : s’essayer au genre très codé du Yacht Rock. Pour matérialiser cette vision, Mo Troper s’est entouré de Dan et Jon (musiciens issus de la formation de Father John Misty) au studio New Monkey à Los Angeles. Le résultat ? Une orchestration étincelante et décalée, au carrefour improbable d’ABBA, des Doobie Brothers et du génie satirique de Randy Newman.
S’épanouissant avec une verve communicative dans les genres de l’Indie Rock, de la Power Pop et de la Bedroom / Lo-fi Pop, « Let’s Get Back To Music » déploie une atmosphère à la fois énergique, solaire et faussement triomphale (« happy, energetic & epic »). Derrière son apparente légèreté mélodique, le titre cache une satire féroce et une double lecture savoureuse. Le point de départ textuel s’inspire d’un conflit réel avec le patron de son ancien label qui, pour clore une dispute liée à des crédits de production arbitrairement retirés, s’était fendu d’un laconique : « Il faut vraiment qu’on arrête d’en parler et qu’on revienne simplement à la musique. »
Loin de se contenter d’un simple règlement de comptes, Mo Troper élargit sa critique pour signer une parodie mordante des refrains lénifiants et « kumbaya » du classic rock. Le texte feint ainsi de célébrer le pouvoir pacificateur des chansons (« Let’s get back to that sweet old-fashioned music / Strummin’ along / And healin’ this wicked world / With a song ») pour mieux égratigner l’illusion selon laquelle le rock serait un vecteur de changement social ou un substitut valable à un engagement politique concret. Portée par une interprétation vocale lumineuse et des arrangements de cuivres et de claviers d’une efficacité redoutable, la composition brille par son intelligence et son ironie sous-jacente. Un pamphlet pop irrésistible, piquant et diablement accrocheur, qui s’impose comme un nouveau coup de cœur évident sur RadioCastor.
A écouter sur nos playlists !

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