Le groupe nord-irlandais Somehow Sentient nous présente son nouveau single, “A Certain Level”, sorti le 26 décembre 2025.
Explosant sur la scène de Belfast depuis seulement un an, Somehow Sentient est un collectif qui refuse de se laisser enfermer dans une case. Leur son est un cocktail explosif mêlant punk, reggae, ska, funk et rock, une fusion que certains décrivent comme une rencontre improbable entre The Clash, Green Day et James Brown lors d’une fête acid house. L’ajout d’un saxophone à leur line-up apporte une touche New Wave unique, rappelant parfois les textures sonores des films d’action des années 80. Déjà habitués des festivals et des premières parties internationales, ils s’apprêtent à sortir un EP produit par Neal Calderwood.
Le morceau A Certain Level est l’un des deux derniers singles enregistrés par le groupe dans sa formation actuelle à six membres. Le titre s’attaque frontalement au phénomène du « gatekeeping » (l’élitisme) au sein de la scène musicale. Les paroles dénoncent le manque de sincérité et ces cercles fermés où l’on retrouve toujours les mêmes visages, ce qui, selon le groupe, freine l’épanouissement de tous les artistes impliqués. Musicalement, on retrouve l’énergie brute du Pop-Punk et du Garage Rock, portée par un refrain entêtant qui exprime une désillusion profonde face à une industrie parfois plus préoccupée par les « clics » que par l’authenticité.
Le groupe enchaîne dès le 1er janvier 2026 avec “Saving Our Souls”, l’ultime titre enregistré par Somehow Sentient en tant que sextuor. Cette pièce post-punk, qui évoque l’énergie de groupes comme The Jobseekerz ou Sum 41, propose un concept narratif fascinant : elle s’inspire de l’expérience d’un caïd hospitalisé, dont la perception de la réalité est totalement distordue par la morphine. Si l’on y retrouve l’instrumentation nerveuse et la voix assertive caractéristiques du groupe, les cuivres apportent ici une délicatesse bienvenue, créant un contraste saisissant avec l’urgence du propos. Entre quête de rédemption et perte de repères, le morceau explore avec cynisme cette volonté humaine de vouloir « être n’importe qui d’autre » (anyone else), clôturant en beauté ce chapitre de l’histoire de la formation de Belfast.
A écouter sur nos playlists !

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