Il y a des voix qui s’imposent par leur grain et leur profondeur. Celle de Riquay, une artiste dont le parcours musical est aussi riche que ses racines internationales, en fait partie. Avec son troisième single, “The City”, sorti le 23 janvier 2026, elle nous livre une ballade rock au piano d’une intensité rare, quelque part entre la confession intime et la fresque cinématographique.
Ancienne chanteuse du groupe Season of the Crow et clarinettiste de formation classique, Riquay possède ce que les critiques décrivent comme une voix de contralto sombre et riche. Dans « The City », elle met ce talent au service d’une narration hypnotique sur le désir, le mouvement et cette quête incessante de quelque chose qui reste juste hors de portée.
“The City” nous place sur le siège passager d’une voiture filant vers la métropole. Entre les panneaux publicitaires qui défilent et le brouillard qui enveloppe le ciel, la chanson capture l’essence même de la solitude urbaine. Les influences de Tori Amos et Fiona Apple sont palpables, notamment dans cette capacité à transformer un arrangement piano-voix en une expérience immersive et presque physique.
L’écriture de Riquay est à la fois poétique et brute. Elle chante le besoin de « goûter, respirer et toucher la douleur enchanteresse de cette ville ». C’est un morceau qui respire l’urgence tranquille de celui qui roule vers son destin, porté par une mélodie qui monte en puissance sans jamais perdre sa dimension vulnérable.
Après avoir exploré le rock progressif et l’EDM (au sein du duo Palace Intrigue), Riquay prouve ici qu’elle est une conteuse hors pair, capable de transformer une simple virée nocturne en une épopée intérieure universelle.
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