L’auteur-compositeur de films et de séries allemand basé à Bilbao, Angela Aux, propose son dernier single, « Take us Home », sorti le 3 février dernier.
Ces dernières années, parler d’Internet a été de plus en plus marqué par une nostalgie du Web tel qu’il était.
Avant l’époque de l’IA, de la Blockchain ou des monopoles de plateformes.
En regardant les strates rocheuses de l’espace numérique, on distingue les couches de sédiments, Web 1.0, 2.0, 3.0. C’est un espace qui invite les lamentations de la nostalgie et les expéditions archéologiques dans une égale mesure.
Angela Aux, cependant, ne cède à aucune des tentations. Prenant le sentiment de la mélancolie numérique, il le traduit en musique, le son même de la mélancolie : Folk.
Dans certaines parties, cela rappelle Sufjan Stevens martelant la rouille des façades délabrées des villes fatiguées de l’Illinois avec ses guitares pizzicato, d’autres parties rappellent les Fleet Foxes manifestant les qualités mystiques de la nature à travers le champ de force de leurs voix chorales.
Mais ce qu’il évoque n’est ni un lieu précis ni simplement un cosmos du vague.
Ce qu’il voit dans son rétroviseur est un éventail de « musta-been-like-that » numériques.
Utiliser le futur parfait pour atteindre un avenir 2.0. « Le futur est une technique pour voyager enfin ».
Le tout sonne finalement assez 70s, avec des tonalités à la Simon & Garfunkel, et des choeurs typiquement nord-européens, avec ci et là des touches de modernité avec des parties parlées, ou des arpèges numériques.
« Take us Home » est extrait de son prochain album sur l’avenir de l’humanité, « master of melancholy ».
On a hâte…
A écouter sur nos playlists !

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